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Infini

Du 3 mars au 29 août 2027
Une œuvre de Doug Wheeler “Untitled 1969–2014”

À travers une soixantaine d’œuvres de la Collection Pinault, l’exposition « Infini » explore ce concept insaisissable en mettant en dialogue deux générations d’artistes qui interrogent les limites de l’art et de la perception.

Horaires

Du lundi au dimanche de 11h à 19h
Nocturne le vendredi jusqu'à 21h
Fermeture le mardi et le 1er mai
Nocturne gratuite tous les premiers samedis du mois de 17h à 21h

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Plein tarif : 15€
Tarif 18-26 et autres réductions : 10€
Entrée gratuite sans réservation après 16h pour les porteurs de la carte Super Cercle
Accès illimité et prioritaire avec la carte Membership

Tous les tarifs et bénéficiaires de gratuité

À l'appui d'une soixantaine d'œuvres de la Collection Pinault, l’exposition « Infini » propose de sonder cette quête universelle à explorer le concept insaisissable de l’infini, par la mise en résonance de deux générations d’artistes : les protagonistes des grands mouvements européens et américains de l’après guerre — ZERO, spatialisme, Light and Space... — en dialogue avec des artistes contemporains qui prolongent, déplacent ou réinventent à travers des installations et des environnements ce dépassement des limites de l’art et de la perception. L’exposition met ainsi en lumière la permanence d’une même aspiration : dépasser les frontières héritées de la représentation pour ouvrir l’œuvre à des dimensions expérientielles nouvelles, réelles ou imaginaires.

Le thème de l’infini sillonne toute l’histoire de l’art — tout comme les religions, les mathématiques, la physique, la philosophie. Depuis les premières civilisations jusqu’aux pratiques contemporaines, les artistes tentent de donner forme à ce qui excède l’expérience humaine : l’immensité du cosmos, la profondeur du temps, le mystère du sacré, l’invisible ou l’inconnu. À la fois concept, vertige et promesse, l’infini agit comme un miroir des sociétés qui le convoquent, révélant leurs aspirations, leurs découvertes, leurs utopies autant que leurs angoisses. Siècle après siècle, il interroge la place de l’être humain dans un univers dont les limites semblent toujours se dérober. 

Dans le contexte de l’après-guerre, marqué simultanément par le traumatisme de la destruction nucléaire et par l’enthousiasme suscité par les avancées scientifiques et technologiques, des artistes comme Lucio Fontana, Enrico Castellani, Fabio Mauri, Piero Manzoni et Günther Uecker entreprennent une refonte radicale du langage artistique. Leurs recherches explorent des échelles inédites, du microscopique au cosmique, de la matérialité la plus élémentaire à l’immatérialité de la lumière et de l’espace. Nourries par les découvertes de la physique, de l’astronomie, de la cybernétique, ou encore de l’optique physiologique, leurs œuvres envisagent l’infini non plus comme une simple abstraction philosophique ou métaphysique, mais comme un véritable champ d’expérimentation. L’infini devient alors un programme esthétique permettant de repenser lumière, mouvement, surface, temps et espace, et d’inventer de nouvelles formes de perception.

En réunissant plusieurs environnements historiques aux côtés d’œuvres contemporaines, « Infini » met en évidence la continuité de questionnements qui traversent plus de soixante-dix ans de création artistique. Malgré leurs différences de génération, de forme, de médium ou de contexte, les œuvres présentées composent un ensemble organique fondé sur une préoccupation commune : repenser l’espace comme un territoire d’experimentation et d’ouverture. L’exposition s’attache à dessiner une constellation de pratiques hétérogènes qui, chacune à leur manière, tentent d’approcher ce qui, par définition, échappe à toute mesure et à toute limite : l’infini.

Commissariat : Emma Lavigne, directrice et conservatrice générale de la Collection Pinault, avec Alexandra Bordes, responsable de projets curatoriaux chez Pinault Collection. 

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