Le billet donne accès à l’exposition « Clair-obscur » à l’issue du concert.
En écho à ses deux films présentés à la Bourse de Commerce dans le cadre de l’exposition « Clair-obscur » – Melted into the Sun (2024) et To the Throat of the Sun (2026) – l’artiste Saodat Ismaïlova invite le musicien expérimental COH, figure des musiques électroniques depuis les années 1990, avec lequel elle a réalisé ces deux films en étroite collaboration, pour une performance sonore présentée en première mondiale.
Dans ces films, les compositions de COH ne sont pas conçues comme un simple accompagnement, mais comme une force centrale dans la construction du langage audiovisuel et de la structure temporelle. Le 19 juin, cette collaboration se prolonge sous la forme d’un concert entre son et image. En réponse au set de COH, le cinéaste propose des images issues de l’univers de Melted into the Sun, prolongeant ainsi le dialogue entre leurs pratiques.
Depuis la fin des années 1990, les disques de COH paraissent sur des labels pionniers tels que Raster-Noton, Mego ou Eskaton, et s’accompagnent de collaborations régulières avec d’autres artistes – Peter Christopherson, Richard Chartier, John Balance, Cosey Fanni Tutti, Annie Anxiety Bandez, Abul Mogard ou encore Ann Demeulemeester, entre autres. COH place, dans chacun de ses projets, la recherche sonore au cœur de sa démarche, en explorant des qualités spécifiques du son capables de générer des résonances singulières dans la perception de l’auditeur.
Saodat Ismailova (née en 1981, Ouzbékistan) est une cinéaste et artiste visuelle qui s’est formée entre Paris et Tachkent, où elle a grandi dans l’ère post-soviétique. Diplômée de l’Institut national des arts de Tachkent et du Fresnoy—Studio national des arts contemporains, son travail explore les paysages culturels et sociaux de l’Asie centrale. L’œuvre de Saodat Ismailova mêle histoires personnelles et collectives, héritages ancestraux et témoignages contemporains. À travers ses œuvres vidéo, elle rend visible des cultures souvent oubliées et des croyances enfouies sous les strates du temps, questionne par exemple les réalités sociales, notamment la condition féminine, le déclin des ressources naturelles et la persistance de pratiques magiques. Ismailova plonge dans cette mémoire fragmentée et dresse une fresque de l’Asie centrale où les croyances séculaires se confrontent à la modernité.