Aller au contenu principal
Groupe de visiteurs dans la Bourse de Commerce
Du lundi au samedi
Visite

Visites guidées Membership - Clair-obscur

Vous souhaitez profiter de cette offre ? Devenez membre

Durée
1h15

Visites guidées thématiques 

Des cycles de visites guidées sont organisés par la Bourse de Commerce. Ces rendez-vous, réservés aux membres Pinault Collection, invitent à approfondir les grands thèmes abordés par les expositions en cours.

(#8139)

Programme des visites guidées autour de l'exposition « Clair-obscur» 

Penser les temps sombres avec les maîtres du clair-obscur

Du lundi 16 au samedi 28 mars et du lundi 15 au samedi 27 juin

Le présent peut se lire et s’observer à travers les grands maîtres du clair-obscur qui constituent un firmament pour leurs successeurs et ont été des sismographes de leur temps : de Francisco de Goya à Pablo Picasso, les désastres du monde ont été reflétés par la peinture. Chez Sigmar Polke, Victor Man mais aussi Philippe Parreno, présentés dans l’exposition « Clair-obscur », ces références sont sous-jacentes et accompagnent leurs visions sombres de l’histoire. 
 

Au cœur de l’exposition, un paysage apocalyptique se dessine : guerres, cataclysmes, catastrophes écologiques qu’Yves Tanguy, tel un prophète, semble avoir annoncés, et auxquels fait écho l’œuvre dystopique de Pierre Huyghe. C’est une radiographie de la terre et des traces qui en impactent la surface que révèlent enfin Trisha Donnelly et Frank Bowling. Pourtant, derrière l’effroyable apparition que dresse devant nous Bill Viola surgit le Sublime, nous invitant à envisager les lumières d’une autre humanité.

© Bill Viola Fire Woman 2005 Installation vidéo / sonore : projection vidéo haute définition couleur ; quatre canaux audio avec caisson de basses (4.1) 580 × 326 cm (écran) 11 min. 12 sec. Pinault Collection

(#8150)

D’étranges hybrides : les récits composites de l’humanité

Du lundi 13 au samedi 25 avril

La figurabilité, ou ce qui peut être représenté, est une question cruciale après la Seconde Guerre mondiale et le traumatisme de la Shoah : si, selon Theodor W. Adorno, « écrire un poème après 1945 est barbare », c’est face à cette même difficulté que se trouve confrontée la peinture. 

Comment donner forme à une humanité qui s’est elle-même niée ? En réponse, certains artistes préfèreront l’ellipse de la figure et emprunteront les voies de l’abstraction, gestuelle et lyrique. D’autres, comme Jean Dubuffet, iront chercher l’inspiration dans la matière archaïque des sols, ou, comme Alberto Giacometti, tenteront d’approcher l’essence d’un corps, d’un visage, quitte à en réduire les formes ; ou encore, comme chez Germaine Richier et Alina Szapocznikow, finiront par les croiser avec d’autres espèces, pour donner naissance à des êtres hybrides. Ces mutations ont quelque chose d’inquiétant, de surréel : ainsi Bruce Nauman ou Robert Gober nous font pénétrer la part cachée de nos existences, jusqu’à l’invisible et l’indésirable de l’essence humaine.

 © Alina Szapocznikow, Sculpture-Lampe XII, c. 1970, Résine de polyester colorée, ampoule, câble d’alimentation 63,5 × 35,6 × 19,7 cm Pinault Collection © Adagp, Paris, 2025

(#8161)

Archaïsmes contemporains et rites des temps à venir

Du lundi 11 au samedi 23 mai et du lundi 6 au samedi 18 juillet

« Il y a entre l’archaïque et le moderne un rendez-vous secret […]. C’est en ce sens que l’on peut dire que la voie d’accès au présent à nécessairement la forme d’une archéologie. », ainsi écrit Giorgio Agamben dans Qu’est-ce que le contemporain ?


Ce « rendez-vous secret », qui a pour point de rencontre l’origine (arkhê), se retrouve dans les paysages énigmatiques et l’apparition d’entités hybrides dont Saodat Ismailova, mais aussi Danh Vo et James Lee Byars extraient des signes, des fragments qu’ils interprètent comme les traces de rites mystérieux à tout jamais éteints ou provisoirement suspendus, dans l’attente d’être réactivés par une nouvelle humanité. Tandis que Laura Lamiel donne à voir des objets sous vitrines comme les indices d’une scène à déchiffrer, d’un site à investir : s’inspirant du préhistorien André Leroi-Gourhan, l’artiste nous confirme qu’il y a plus d’informations à lire « entre les objets que sur les objets eux-mêmes », et nous invite à observer ces passages de l’obscurité à la lumière.

 © Vue de l'atelier de Laura Lamiel, œuvre en cours de production © Adagp, Paris, 2025 Photo : Florent Michel / 11H45
 

Search