Aller au contenu principal

The History of Tears

à partir du 7 octobre 2026
Acheter un billet
Simulation de l’installation de Barbara Kruger dans la Rotonde de la Bourse de Commerce – Pinault Collection. Courtesy de l’artiste.

Pinault Collection présente dans la Rotonde et les vingt-quatre vitrines de la Bourse de Commerce une exposition de l'artiste américaine Barbara Kruger, « The History of Tears ».

Horaires

Du lundi au dimanche de 11h à 19h
Nocturne le vendredi jusqu'à 21h
Fermeture le mardi et le 1er mai
Nocturne gratuite tous les premiers samedis du mois de 17h à 21h

Acheter un billet

Plein tarif : 15€
Tarif 18-26 et autres réductions : 10€
Entrée gratuite sans réservation après 16h pour les porteurs de la carte Super Cercle
Accès illimité et prioritaire avec la carte Membership

Ce billet donne également accès à l’exposition « Remember ME »

Tous les tarifs et bénéficiaires de gratuité

Conçue spécifiquement pour la Rotonde et les vitrines du musée, « The History of Tears » (« L’histoire des larmes », en français) de Barbara Kruger confronte les visiteurs à un flux ininterrompu de mots, de phrases et d’injonctions, de séquences filmées et de voix. 

Au cœur du musée, les murs courbes de Tadao Ando deviennent le support de citations monumentales empruntées notamment aux œuvres littéraires 1984 (1949) de George Orwell et Cahier d’un retour au pays natal (1947) d’Aimé Césaire, tandis que les vingt-quatre vitrines du Passage, transformées en boîtes lumineuses, scandent l’espace d’injonctions éclatantes écrites par Barbara Kruger (née en 1945). 

À cet ensemble viennent se mêler deux vidéos, réinstallées aujourd’hui dans ce nouveau dispositif. Réalisée et montée par l’artiste au Wexner Center for the Arts de Columbus (États-Unis), Power, Pleasure, Desire, Disgust fut présentée pour la première fois en 1996 avant d’être montrée à plusieurs reprises dans différents contextes, toujours liés à un environnement textuel. Les œuvres confrontent le visiteur à une succession de visages, de regards et de paroles où se mêlent désir, domination, peur et violence. Entre saturation verbale et immersion visuelle, Barbara Kruger compose une œuvre totale où l’intime et le politique, le corps et le langage, se heurtent dans un tourbillon hypnotique dont la portée résonne aujourd’hui avec une saisissante acuité.

Plus loin, dans une alcôve du Passage, Barbara Kruger poursuit son exploration des mots et des images en une installation lumineuse, sonore et immersive. Avec Untitled (Remember me) (1988/2020), elle réinterprète l’une de ses créations emblématiques des années 1980. L’image statique initiale devient expérience physique, prolongeant son travail sur un nouveau support. Sur un panneau en LED, un  œil injecté de sang apparaît en gros plan, tandis qu’un flux de pixels fait surgir une série d’injonctions contradictoires en anglais : « Souviens-toi de moi / Démembre-moi / Oublie-moi », puis « Étreins-nous / Remplace-nous / Libère-nous ». Portée par une bande sonore industrielle, l’œuvre mêle séduction, violence et manipulation tout en détournant les codes de la publicité et des médias pour interroger notre rapport aux images, au pouvoir, à l’identité et aux mécanismes d’influence qui façonnent nos croyances et nos comportements.

« Un infini déluge des yeux. Une fontaine de perte et de peur. Mais aussi de pouvoir, de plaisir, de désir et de dégoût. Un réservoir qui s’emplit à travers la domination et la conquête, sur le plan mondial comme à l’échelle domestique. Une fontaine qui jaillit dans des moments de grande violence et de brutalité, mais aussi au cœur des cruautés les plus intimes. Elle peut être triomphaliste par son ampleur, ou bruiner, tel un mélodrame mesquin émaillé de caricatures de séduction et de rejet grotesques. C’est une production corporelle à la fois mémorisée et oubliée. C’est un corps en larmes, perdu au milieu des décombres de batailles menées pour l’argent, la terre, l’amour et d’autres corps. Cartographier cette fontaine émotionnelle, l’inscrire dans son contexte historique, conduit à dire la lutte profonde entre les puissants et les démunis, les aimés et les mal-aimés, les gagnants et les perdants. Cela laisse transparaître la honte, la fierté, la conviction et le doute d’une manière intensément menaçante et tragiquement comique. Cela peut nous montrer et nous dire comment nous étions, comment nous sommes et comment nous serons les uns envers les autres. »

 — Barbara Kruger
à propos de « The History of Tears ». 
 

Commissariat : Matthieu Humery, conseiller en photographie auprès de la Collection Pinault, avec la collaboration de Lola Regard, chargée de projets.

 

(#9208)

Biographie de Barbara Kruger

Profondément engagé, l’œuvre de Barbara Kruger (née en 1945) interroge le pouvoir des mots et des images. En « interceptant » les injonctions de la publicité, elle alerte le spectateur sur les aliénations de la société de consommation et de ses signes. Elle aborde également les thèmes de la violence, du pouvoir et de la sexualité. Après avoir travaillé comme graphiste dans le milieu de la publicité et de la mode, Barbara Kruger se familiarise avec les conventions de la communication de masse. Dès la fin des années 1960, sa pratique artistique s’inscrit dans un contexte de développement des études sur le genre et des combats féministes. Comme Cindy Sherman, elle détourne les codes associés au genre féminin dans l’imagerie populaire, du cinéma aux magazines de mode, pour déconstruire le discours dominant. Dès 1979, elle présente ce qui constitue sa signature jusqu’à aujourd’hui : des photomontages composés de photographies noir et blanc, le plus souvent issues de magazines des années 1940 et 1950, qu’elle intercepte et agrandit, et de slogans imprimés en police Futura Bold Italic. 

Consultez notre app'

L’app en ligne propose des contenus audios sur l’histoire du bâtiment et les expositions.
Sur mobile

Search