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James Lee Byars, The Mile-Long Paper Walk (1965) activé par Lucinda Childs, 25 octobre 1965, Carnegie Museum, Pittsburgh. Photographe: inconnu. Fonds Lucinda Childs, Centre national de la danse.
Le 29 avril
Performance

James Lee Byars, The Mile-Long Paper Walk

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Horaires
19h30
Lieu
Rotonde
Durée
30 minutes

En écho aux œuvres de James Lee Byars présentées en Galerie 2 dans le cadre de l’exposition « Clair-obscur », la Bourse de Commerce présente, pour la première fois en Europe, la performance The Mile-Long Paper Walk (1965) dans la Rotonde du musée. 

Au cours de sa carrière, James Lee Byars (1932-1997) a créé un ensemble de performances constituant une part fondamentale de son œuvre. À travers des vêtements, accessoires et objets, il transforme momentanément les relations entre les corps, dans une approche à la fois quotidienne et grandiose. The Mile-Long Paper Walk (1965) est le premier « objet performable » (performable) conçu par l’artiste. Il se présente comme un mètre pliable composé de feuilles de papier japonais ; entièrement déployé, il forme une ligne de 152 mètres de long qui semble se prolonger virtuellement à l’infini. Par le geste de l’arpenteur, le Paper Walk ouvre ainsi un imaginaire architectural et paysager.

Activée pour la première fois par la chorégraphe américaine Lucinda Childs dans l’atrium du Carnegie Museum of Art de Pittsburgh en 1965, l’œuvre est longtemps demeurée méconnue. La danseuse, vêtue d’un remarquable costume de plumes blanches, y déployait ce ruban blanc en une série de formes géométriques. 

Aujourd’hui présentée à la Bourse de Commerce, la pièce est réactivée par Jimmy Robert qui, depuis les années 2000, fait du papier – imprimé, plié, manipulé – l’un de ses médiums de prédilection. Il avait déjà pris part, en 2014, à la seconde et dernière activation de The Mile-Long Paper Walk au MoMA à New York. 

(#8781)

Originaire de Detroit, aux États-Unis, James Lee Byars (1932-1997) est un artiste dont le travail est marqué par une recherche constante de l’absolu, de l’éphémère et de la perfection. Sa pratique est une quête continue pour repousser les frontières entre l’art et la vie, souvent en mêlant performances, sculptures et installations. En 1957, après des études d’art et de philosophie, James Lee Byars obtient une bourse qui lui permet d’entamer un voyage spirituel et artistique à Kyoto. Il y réside jusqu’en 1963, et la culture japonaise exerce une forte influence sur sa pratique. Tout au long de sa carrière, l’artiste continue de voyager à travers l’Europe, l’Asie et l’Afrique, adoptant un mode de vie nomade qui nourrit son exploration de l’art comme expérience totale. À travers ses œuvres, il développe ce qu’il appelle « la première philosophie entièrement interrogative », une pratique artistique qui cherche à dépasser les limites du savoir humain par la création d’objets, de livres et de performances d’une grande poésie. Par ses œuvres, il tisse des liens entre les opposés les plus inconciliables : le monumental et le minuscule, l’universel et le personnel, l’évanescent et le spectaculaire.

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