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BORDERLAND © Melik Ohanian
Le 18 mars
Projection

BORDERLAND — Act XIV de Melik Ohanian

Réserver
Horaires
19h30
Lieu
Auditorium
Durée
1h30

La Bourse de Commerce présente BORDERLAND — Act XIV, un film de l’artiste français Melik Ohanian, huitième invité du programme de résidence d’artistes de la Collection Pinault à Lens en 2021–2022. Initiée en 2017, BORDERLAND est une œuvre au long cours, déployée aujourd’hui en quatorze actes, prenant des formes multiples au fil de ses différentes présentations. 

Programme : 

  • 19h30 : conversation entre Melik Ohanian et Dominique Quessada (écrivain et philosophe), animée par Anne Bertrand (historienne de l’art et critique)
  • 20h : projection du film BORDERLAND — Act XIV de Melik Ohanian (58 minutes). En anglais, sous-titré français.

« Nous sommes sur un toit à Brooklyn. C’est l’aube ou le crépuscule. Ou les deux. Un espace dont la platitude contraste fortement avec l’élévation qui l’entoure de toutes parts : aux quatre points cardinaux, New York se déploie dans sa quête obsessionnelle de verticalité. Dix-huit silhouettes sont là, immobiles, indistinctes, à l’individualité incertaine. On ne sait rien d’elles. On l’apprendra vite. Le toit est une zone frontière, un espace où ce qui va être mis en pièce(s) est la notion de frontière elle-même : un BORDERLAND. »

Adapté du livre Flats de Rudy Wurlitzer (1969), le scénario, coécrit avec Dominique Quessada, se déroule sur le toit du studio où Melik Ohanian a travaillé à Brooklyn pendant plusieurs années. Tourné en 2017, le film est le résultat d’un dispositif omnivisionnel composé de quatre caméras posées sur quatre rails de travelling installés sur les quatre côtés du toit presque carré : nord, est, sud et ouest. Suivant les rails, et toujours visibles sur les images, les caméras sont en déplacement latéral constant d’un coin à l’autre. On découvre dans l’image que les mouvements de travelling sont causés par des manivelles actionnées par les acteurs eux-mêmes. Ainsi, le film se compose de quatre plans séquences, tournés en continu sur 55 minutes. 

(#8470)

BORDERLAND — I Walked a Far Piece a été présenté pour la première fois lors de la 14e Biennale de Lyon en 2017, sous la forme d’un dispositif à quatre écrans invitant les spectateurs à occuper le centre de l’espace de projection. BORDERLAND (2017–2024) n’est pas seulement un film ou un dispositif filmique. Comme le déclare Melik Ohanian : « BORDERLAND est une œuvre qui tente de survivre à son exposition. » Elle a pour cela pris différentes formes – film, performance, concert, écriture, théorie, conférence, etc. – qui, toutes, à leur manière, sont l’œuvre. 

(#8472)

À propos de Melik Ohanian

Melik Ohanian (né en 1969) est un artiste visuel et multimédia français pour qui l’exposition constitue avant tout une figure du temps : un lieu privilégié où se rejouent et se recomposent les relations entre espace et temporalité.

Cette conception traverse l’ensemble de son œuvre et s’est affirmée au fil de nombreuses expositions en France et à l’international, parmi lesquelles The Time Before – Galerie Cristina Guerra, Lisbonne (2022), Remember It Will Be Tomorrow – Mémorial de la Shoah, Paris (2023), Under Shadows – Centre Pompidou, Paris (2016), In Time – Galerie DVIR, Bruxelles (2016), Stuttering – CRAC de Sète (2014), Days, I See What I Saw and What I Will See – Biennale de Sharjah (2011), Somewhere in Time – De Appel, Amsterdam (2006) ou encore Seven Minutes Before – Biennale de São Paulo (2004).

Le travail de Melik Ohanian s’envisage en termes de territoires physiques et conceptuels, dont la notion de temps constitue le point central. Nourrie de recherches, de méthodes scientifiques et de philosophie, son œuvre se développe à travers une multiplicité de médiums. Entre science, philosophie, histoire contemporaine et arts visuels, Melik Ohanian explore et dépasse, à travers différents supports, l’aspect matériel de l’œuvre. Fort d’une réelle culture de l’image, il s’inspire des procédures propres au cinéma et des techniques de projection contemporaines pour interroger le statut de l’image et le concept de temps.

Dans ses œuvres et dispositifs, qui interrogent les modes de représentation de l’exposition et excèdent les cadres habituels de l’image, la notion de temps s’appréhende dans son rapport au réel et à travers l’expérience de sa durée. Plaçant le spectateur dans un état d’exploration, l’artiste met en lumière la complexité des écarts qui, de manière plus ou moins évidente, régissent nos rapports à autrui, nous invitant à questionner les réalités constitutives et/ou réflexives de notre monde.

En 2015, il est lauréat du Prix Marcel Duchamp et participe à l’exposition du Pavillon de la République d’Arménie à la Biennale de Venise, récompensée par le Lion d’or du meilleur pavillon national. Son installation permanente dans le parc Trembley à Genève, Les Réverbères de la Mémoire, reçoit le Prix Visarte à Zürich en 2019. Il est également le huitième invité du programme de résidence d'artistes de la Collection Pinault à Lens en 2021–2022.

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